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Le cri de coeur de Messaoud Nedjahi

mercredi 26 novembre 2008 214 8 % 1

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C’est l’un des auteurs les plus prolifiques de la langue française (qu’on en juge par sa production)*. Il est le précurseur de la chanson moderne berbère auréssienne. Il est un infatigable militant de la cause berbère. Et il demeure inconnu pour beaucoup qui, pourtant s’intéressent à la cause berbère, à la littérature et à la chanson berbères.

Messaoud Nedjahi demeure un inconnu de cette scène médiatique des copains et des coquins où le sectarisme impose des tuteurs ignares qui n’ont pour seul but que de dompter des génies et de promouvoir des médiocres aux œuvres insipides.

Messaoud Nedjahi est l’un de ces vaillants soldats de l’ombre de la cause berbère qui n’a jamais cherché à respecter les lignes rouges imposées aux militants courageux et sincères. Il est de ces militants que les lâches poltrons ne ménagent aucun effort pour étouffer la voix et la maintenir dans l’anonymat.

Après 26 années d’exil il retourne dans son pays natal pour se ressourcer et rester en contact avec son peuple dont il ne s’est jamais séparé puisque toutes ses œuvres littéraires et musicales sont inspirées du vécu de son peuple et de son pays. Et toute son action militante tend vers un seul objectif : la libération de son peuple. De ses retrouvailles avec le pays et le peuple voilà ce qu’il en pense :

" De retour au pays après vingt-six années d’exil, j’avais espéré retrouver un pays florissant mais je n’ai retrouvé qu’une terre meurtrie par la tyrannie de ses dirigeants qui se sont instaurés nouveaux maîtres et colons. Je n’ai vu que désolation, corruption et irrespect dans un pays sans lois et sans morale. Je me suis approché de mon peuple, je lui ai parlé, il m’a écouté et m’a adopté en m’honorant de sa reconnaissance. Je l’ai écouté à mon tour et il me dit ses souffrances.

Mon peuple jadis fier est devenu une carpette piétinée par des godasses impures. Un total mépris. Non ! Je ne puis accepter que les miens perdent toute dignité. Non ! Mon peuple n’est pas vil et bas au point d’être traité de lèche-cul par son propre président. Ce peuple a vu naître de grands seigneurs tels que Masensen, Yujerten, Tikfarin, Aksel, Dihya, Tummert, Bu tqennuct, Ug Zelmad et bien d’autres fiers amazighs. Non !

Hichem ABOUD 27 octobre 2008

2 Messages de forum

  • Le cri de coeur de Messaoud Nedjahi 29 décembre 2009 11:12, par ADISS

    En effet, Messaoud Nedjahi, demeure un illustre inconnu dans son pays comme vous l’avez si bien souligné. 26 années d’exil aussi, c’est pas peu ! Cependant, et c’est dommage que le mouvement associatif et les médias, n’aient pas joué le jeu pour faire connaitre ce talentueux auteur compositeur à ses concitoyens. Il y a des associations culturelles, notamment en Kabylie, qui ne doivent pas s’enfermer uniquement dans le territoire Kabyle. Elles doivent se diversifier et s’ouvrir, la culture Chawi est aussi berbère, si elles veulent conjuguer leurs efforts pour réussir. De même, les associations Chawi doivent également, de leur coté, se rapprocher de la Kabylie. Actuellement, il existe les moyens de commencer les contacts préliminaires par le Net. Enfin, je dirais à Messaoud Nedjahi "Thanemirth". Sincèrement Bravo ! Particulièrement pour tes écrits, ils sont vraiment épatants.

    Addis (natif de batna) de Tizi-Ouzou

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    • Le cri de coeur de Messaoud Nedjahi 27 janvier 04:49, par Tkuti

      Messaoud est certainement une personne qui manie bien sa plume et joue avec les verbes. Mais il est loin d’être un saint et encore moins un militant sincère. Ceux qu’il l’ont côtoyé, après son comback du pays des chamelles, avec un peu de courage et non compression, témoigneraient.

      Messaoud après une vingtaine d’années passées en Arabie Saoudite et une traversée de désert revient pour lutter contre sa propre mort. Il surfe sur tout.

      En rentrant en Algérie Messaoud a travaillé pour la radio de Batna et a même osé défendre ce choix (avancer le chmilblik) avant qu’il soit inviter à dégager.

      Il aussi accepté d’être honoré par le RND de Batna (une montre lui a été offerte)

      Il a arnaqué plusieurs personnes qu’il a aidé à écrire des livres en utilisant leur signant des contrats avec les éditions PubliBok.

      Dernierement il a assisté ou organisé un hommage à Naziha HAMMOUDA lors de la soirée-hommage "Iwal, Femme libre de l’Aurès" qui s’est déroulé le 23 janvier 2010 au local associatif réseau Voltaire (21 ter rue Voltaire à Paris 11emem), un adage bien connu, Messaoud sait très bien de quoi il s’agit car la moitie de la réponse est y, dit : « il assiste aux funérailles de sa victime ».

      Les pires ennemis de l’Amazighité sont les nôtres. Méfiance.

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