| Agenda | Contact | Plan du site | RSS
Accueil du site > Lire > Camus, entre le malentendant et le malentendu

Camus, entre le malentendant et le malentendu

jeudi 3 décembre 2009 172 24 % 0

- Parmalien: http://kabyle2setif.net/spip.php?article158

1 vote

La vie et l’œuvre d’Albert Camus, prix Nobel de la littérature en 1957, continuent de soulever les polémiques. La position de ce romancier français, vis-à-vis de l’indépendance de l’Algérie, où il est né et a vécu la majeure partie de sa vie, est une fois de plus sous les feux de la rampe. Il s’agit cette fois-ci, de José Lenzini, pied noir également né à Sétif, qui mis la lumière dans son dernier livre « Les trois derniers jours de Camus », édité ici en Algérie par Barzakh, sur la panoplie de zone d’ombre de la vie de Camus. S’exprimant mardi soir au Centre culturel français d’Alger, José Lenzini, a surtout insisté sur la différence caractérisant les écrits journalistiques de Camus, de son œuvre littéraire. « Dans ses reportages il dénonce la misère dans laquelle vit la totalité du peuple algérien mais dans ces romans l’arabe n’existe pratiquement pas. » C’est d’ailleurs en se referant à ce fait « d’inexistence de l’arabe », que Lanzini tentera d’expliquer la fameuse scène du meurtre d’un arabe au bord d’une plage, décrite par Camus dans son roman L’Etranger. Un roman où le prix Nobel, a conçu une justice française porteuse de « valeurs universelles », qui condamne le personnage principal de ce roman pour ne pas avoir pleuré à la mort de sa mère et non pas par ce qu’il a tué un arabe sur une plage déserte, sans aucune raison rationnelle.

Lanzini, également journaliste et enseignant à l’école de journalisme de Marseille, a expliqué que Camus s’est rangé du côté du PPA de Messali El-Hadj qui avait un programme et un projet de constitution pour l’après indépendance de l’Algérie au contraire du FLN. Et de rappeler, en ce sens, que Camus considérait les gens du FLN comme étant « les usurpateurs de l’indépendance ».

L’autre point qui a marqué la présentation des « trois derniers jours de Camus », modéré par Sofiane Hedjadj, des éditions Barzakh, a trait à « l’agression de Camus par un jeune nationaliste algérien ». Une agression survenue lors de la réception de remise du prix Nobel à Camus en 1957 à Stockholm. Selon l’enquête de Lanzini, le jeune Algérien, en l’occurrence, Said Kessal, s’est repenti de son action, après avoir lu les reportages faits par Camus sur la misère en Kabylie. Said Kessal, a soutenu Lanzini, est allé en 1962 à l’eau marin où habitait Camus pour s’excuser auprès de lui. Malheureusement, l’auteur de la Peste avait trouvé la mort 2 années plutôt, lors d’un accident de voiture. Ironie du sort. Albert Camus, connu pour ses multiples talents de journaliste, romancier, footballeur et de danseur a eu à déclarer, que « il n’ y a pas plus absurde que de mourir dans un accident de voiture ».

Par Farouk Djouadi

Voir en ligne : Camus, entre le malentendant et le malentendu

Répondre à cet article

?s'inscrire | Les auteurs | agenda | Contact | Plan du site | Syndiquer tout le site | Rechercher | Haut de page
© 2010 Kabyle2Sétif.Net | SPIP | squelette : anzarzine v 0.1 | Administrateurs : Amaynu